Les livres de Gérard Pavy

 

La dynamique des sexes au travail

L'Harmattan, 2012

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Essai de psychanalyse du rapport femmes - hommes et du lien social

 

Les fantasmes tiennent la barre et pilotent nos décisions, à notre insu. Nous aimons à nous croire rationnels, parfaits et maîtres de nous-mêmes. En fait, comme au cinéma, nous incrustons nos perceptions du réel dans l'écran de nos fantasmes. Il est bien difficile alors de repérer nos arrangements avec la réalité !

Les fantasmes travaillent durement. Ils produisent des situations et influencent les rapports entre les hommes et les femmes au travail comme dans la vie intime. Ils sont aussi une source de notre créativité. Pouvoir et amour, deux moteurs de la vie, sont indissolublement liés.

Ce livre nous aide à décrypter les fantasmes qui opèrent au travail, en établissant des passerelles entre la vie de famille, la vie privée du couple, et la scène de l'entreprise.


« La dynamique des sexes au travail : le pouvoir, l'amour, l'inconscient »

 chez L'Harmattan, 2011 Auteur Gérard Pavy

 

Commentaires

 

Ce livre traite selon une optique sociologique et psychanalytique de la signification du féminin et du masculin et de leur influence sur le travail et le monde de l'entreprise. En toile de fond, se dessinent lesrevendications des femmes pour la parité. Un regard sociologique au niveau des phénomènes et descomportements indique des différences entre les hommes et lesfemmes. L'entreprise, comme toute organisation, est un lieu de contraintes et d'opportunités pour les individus qui en sont membres.

Deux dimensions, le travail et la hiérarchie délimitent plus particulièrement les marges de manoeuvre d'un individu, disons, d'un acteur.Sur chacun de ces axes, l'acteur peut avoir des comportements conformes ou au contraire autonomes. Dans le premier cas, l'individu respecte les prescriptions du travail et les directives hiérarchiques, dans le second, au contraire, l'individu tend à s'affranchir des contraintes du travail et de la hiérarchie pour jouir d'une certaine autonomie d'organisation.Nos observations nous permettent de repérer de premières différences entre les comportements des hommes et des femmes autravail. Pour présenter les choses simplement, les femmes sont plus respectueuses des prescriptions du travail que les hommes et elles se démarquent inversement des hommes en étant moins respectueuses de la hiérarchie. Ces différences sont présentées ici de façon abrupte et globale. Il va de soi que cette tendance générale ne saurait aplatir toute différence ou scénario divergent. Serait-ce une conséquence d'une éventuelle nature humaine ou aucontraire une traduction des situations sociologiques sur les comportements ? Toujours est-il que les femmes favorisent par leurs comportements un positionnement qui tend vers leur propre marginalisation et infériorisation par rapport aux hommes. En effet, étant plus respectueuses des normes au travail, elles font d'excellentes exécutantes. En revanche, leur prise de liberté vis-à-vis de la hiérarchie les rend moins aptes à être reconnue par celle-ci et donc à progresser verticalement.

Une seconde série d'observations sur le masculin et le féminin, tirées des lectures de leur fonctionnement inconscient, éclaire le fonctionnement des organisations. Les organisations sont, dans leurs dimensions fondamentales, du côté du concret et du maîtrisable. Ainsi, d'une part, un taux de marge inscrit sur un tableau de bord est quelque chose de concret qui ne dépend pas des états d'âme ou de l'interprétation subjective des uns et des autres. D'autre part, tout doit être fait pour que cet objectif soit atteint : il s'agit de maîtrise la réalité des processus pourréaliser l'objectif.

Or le concret et la maîtrise sont plus du côté du masculin. D'abord, allons à l'essentiel comme chacun sait, l'homme a un pénis auquel il tient beaucoup, n'est-ce pas ? Voici une différence rabâchée entre les hommes et les femmes. Les hommes sont équipés d'un marqueur visible de leur identité. Cet indicateur est réel et objectif. Le sexe de la femme est invisible, voire un mystère, un trou, une castration qu'il s'agit de cacher. Le féminin sera plus du côté du semblant : l'objectif, le concret en soi n'est pas valorisé, il sera plutôt masqué, maquillé. Ensuite, le propre du masculin sera d'échapper à l'emprise de son premier amour, sa mère, et pour cela il s'appuiera à la phase dite anale sur ses muscles striés pour marcher et prendre de la distance. Ces muscles, à commencer par les sphincters, sont ceux de la maîtrise, donc du pouvoir sur. Il ira d'autant plus loin qu'il faudra qu'il échappe aussi à la castration paternelle. La fille est moins dansl'urgence de cette séparation car elle subit moins l'emprise sensuelle maternelle (ce qu'elle regrette et son attend d'amour reste souvent insatisfait) et qu'elle trouve localement dans le père une alternative. Les traits du concret et de la maîtrise relève de ce qu'on appelle l'obsession. Les hommes tendent donc à fonctionner inconsciemment sur le monde obsessionnel. Le semblant, le jeu avecl'ordre est du côté de l'hystérie, ce qui range plutôt les femmes du côté de l'hystérie. Ce ne sont pas des maladies honteuses !

Pour terminer, une vue en système des logiques inconscientes permet de comprendre pourquoi l'évolution vers la parité au travailne peut que prendre du temps, beaucoup de temps. Le schéma antique est le suivant. Voici un couple, le père travaille beaucoup, s'absente et la mère va trouver une compensation affective en investissant son fils (et même si cela n'est paspolitiquement correct de leur dire, les mères tendent à être plus comblée par leur enfant de sexe masculin que de sexe féminin). Le fils devenu grand cherchera à échapper à l'emprise maternelle enrejoignant les grandes organisations crées par des hommes, commeau début l'Armée et l'Eglise, des hommes qui ont tous un point commun de craindre la castration. Tel est le monde classique. Et voici que les femmes veulent investir les organisations et revendiquent la parité des salaires et des perspectives de carrières ! Mais mettez vous à la place des hommes : c'est horrible. Ils se sont échinés toute leur vie à bunkeriser un monde à part, les organisations, pour échapper aux femmes et voici que celles-ci sont de retour ! Les mères jouent donc un mauvais tour à leur fille, futures femmes. La solution à la problématique de la parité se joue bien, en partie, dans le champ du féminin.

HCE


 

Le leadership en situation, in Les formes de l'agir stratégique, De Boeck, 2007

Dans cet article, Le leadership en situation, nous explorons les ressorts irrationnels qui donnent au leadership son efficacité au prix de certaines limites. Narcissisme et dépendance en constituent les ferments et les pièges.

 


Dirigeants / salariés : les liaisons mensongères

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Manque de confiance et de reconnaissance, tels sont les éléments de ce retour du même qui régulièrement abîment le lien social dans l'entreprise.

Le livre explore ces frontières de la défiance et propose des stratégies et des modèles d'action pour les DRH.

 


La Logique de l'informel

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